Terra Australis Incognita 2004
Rencontre
avec « l'Amérique » de l’Australie La population de l’Australie est majoritairement condensée sur la côte où le climat est favorable à l’année. Sur la côte Est, le dépaysement y est presque nul. Les grandes villes avec leur architecture du 20ième siècle, la culture américanisée, les Mc Do, tout y est. Seule la chaleur et la flore tropicale m’ont fait réaliser que je n’étais plus au Canada. Un léger dépaysement s’est fait sentir lors de ma première randonnée en ville. Je me suis dit pas de problème avec les voitures conducteur à droite et pas de soucis de rouler à gauche, je ne conduirai tout simplement pas. Mauvaise déduction, nous avons tous l’automatisme de l’Américain moderne gravé à même notre mode de vie. Le trottoir est envahi de « piétons-conducteurs » qui eux, se promènent à gauche et vous laisse la place à droite pour être poli. Mais là où ça se complique, c’est lorsque vous cédez par automatisme la place inverse. Cela fut un véritable casse-tête pour moi. Ce fut la même chose lorsqu’il est venu le temps de traverser la rue. Le premier réflexe que j’avais, était de regarder à gauche avant de traverser pour voir s’il y avait une voiture de ce côté, cependant, dans la première voie les voitures proviennent de droite. À plusieurs reprises, je me suis fait vraiment peur. À Sydney, des bonhommes sourires sont peinturés sur l’asphalte pour rappeler aux gens de regarder dans la bonne direction avant de traverser. En plus, il y a des petits « Mario Bross » à toutes les intersections. J’entends par Mario Bross le bruit que font les feux de circulation durant la période où les piétons peuvent traverser. C’est très bien pensé pour les malvoyants, mais très agressant après 3 à 5 coins de rue. Sur la côte Est, des plages, il y en a partout. J’ai vu des plages surpeuplées, des plages où je me suis sentie seule comme sur une île déserte, des plages au sable blanc ainsi que des plages de coraux. Bref, il y en a pour tous les goûts, il suffit de s’aventurer un peu plus loin d’où tout le monde semble s’arrêter. La
nourriture en terre inconnue La
Campagne Campée avec un cirque, je rencontrai de jeunes gens qui voulurent se moquer de moi en me demandant si j’avais aperçu l’animal emblème de leur pays. Ces citadins furent étonnés lorsque je leur répondis par l’affirmative. Au Canada, avant de partir, plusieurs m’ont lancé leur petit mot de mégarde et d’encouragement, le « fais attention aux grosses bébites méchantes ! » revenait le plus souvent. Après avoir visité plusieurs coins de nature sauvage, je me rendis bien compte qu’il n’y avait, dans la faune, que moi de cinglée pour vouloir vivre sous ce soleil torride. Mes rencontres en plein jour avec les insectes, serpents et petites bêtes furent rares. En effet, la majorité des animaux sont nocturnes. Cette vie de noctambule aide les animaux à éviter les chaleurs suffocantes que je m’entêtais à supporter. Ces derniers préfèrent rester au frais et attendre une température leur offrant la chaleur optimum qu’ils ont besoin. Ils évitent donc ainsi des stress dus au débalancement de leur chaleur corporelle. Le
Centre ou The Outback Le centre, c’est aussi des ranchs à perte de vue et des bovins par-ci, par-là, n’ayant pas grand chose à brouter. Quelque chose de non commun parsème ces grandes étendues. Il s’agit, d’après ce que le chauffeur d’autobus m’apprit, des termitières, cela ressemble à des monticules de terres. Ces monticules rouges, qui débordent sur près de 30 centimètres ou plus de haut, sont même observables dans les villages et autour des trottoirs. En direction de Kakadu National Park, il est possible d’en apercevoir qui atteignent plus de 3 mètres de haut. Ces sculptures sont faites d’un mélange de terre et de salive séché au soleil. Plusieurs années de travail et plusieurs générations de termites sont nécessaires pour ériger de tels gratte-ciels. Ensuite, en me dirigeant dans les plaines arides du Outback, je pus y apercevoir quelques endroits qui avaient passé au feu. On m’informa que certains de ces feux ont été allumés volontairement par les Aborigènes qui ont, pour coutume, de brûler leur alentour. Cette technique leur aurait été transmise par leurs ancêtres, qui pour des raisons de culte, mais aussi des raisons de chasse, ont développé une expertise dans le domaine (NT Department, 2006). Plusieurs études sont actuellement menées sur les bienfaits et méfaits de tels feux de brousse. Plusieurs scientifiques craignent les impacts présent et future que de tels feux pourrait avoir sur la biodiversité (Clausen, 2002). Cependant, dans certains parcs les hommes blancs et les aborigènes mettent en commun leur savoirs pour mieux gérer la nature. C’est le cas du parc d’Uluru, où les Rangers ainsi que les Aborigènes de la région, les Anangu, partagent leurs connaissances concernant le feu et l’écologie de la savane. (Parks Australia 2002) Les
Mouches Rencontre avec
les kangourous…peut-être de trop près Les kangourous vivent
en groupe et côtoient les routes le soir venu. Ces pauvres inconscients
réalisent trop tard leur mégarde et la collision est
presque inévitable. Selon une recherche menée par Wildlife
Research, Management and Conservation (2006), ces animaux nocturnes
seraient attirés aux abords des routes par le généreux
couvert végétal qui s’y trouve. Kakadu National
Park Quelques sites de peintures rupestres sont ouverts au public. Des dessins vieux de 20 000 ans ont été faits sur le roc, ils représentent la chasse, la magie et autres évènements de la vie. Ils sont très fascinants à observer. Plusieurs autres sites ne sont pas accessibles pour le commun des mortels. Ces sites sont souvent gardés secret pour le maintien du bon état de leurs peintures. D’autres sites archéologiques nécessitent la détention d’un permis pour les atteindre. Qui veut un permis ne l’obtient pas nécessairement. Ces sites sont localisés sur des terres ancestrales où vivent encore en paix plusieurs Aborigènes. Camping et animaux Ayers Rock ou
Uluru Rencontre inoubliable Coober
Pedy, Capital Mondial de l’Opale L’opale n’étant pas détectable dans le sol comme le sont plusieurs roches précieuses, le seul moyen que les foreurs ont à leur disposition pour choisir un site est la chance. De plus, lorsqu’il change de site, aucun besoin de remblayer, un autre travailleur y trouvera peut-être sa chance après avoir acquitté les frais de location. Les limites du territoire sont placardées de grands panneaux avertissant tous les passants de l’interdiction de marcher à reculons, il va s’en dire que plusieurs malheureux ont fini dans le fond d’un trou. L’accumulation annuelle de pluie à Coober Pedy y est d’à peine 120 mm. En été, le mercure atteint en moyenne 45 degrés Celsius (Australian Statistics, 2006). Avec ce climat très désertique, la majorité des maisons de Coober Pedy sont construites sur d’anciennes mines d’opale creusées par leurs habitants. Le besoin de fraîcheur des habitants est alors comblé à l’année. L’éloignement des grandes villes semble être une autre cause de ce retour aux moyens du bord. À une des Auberges de Jeunesse du village, j’ai pu profiter de tel dugout (sous-sol) où les dortoirs étaient installés. J’ai maintenant une idée de la vie qu’un lièvre peut vivre dans son terrier. À proximité, j’ai pu observer la plus longue barrière au monde. D’une longueur de 5300 kilomètres, cette barrière sert à séparer les dingos (chiens sauvages) des moutons. Le bon état de cette barrière est maintenu par des gardiens qui se voient attribuer chacun plusieurs kilomètres. Rencontre avec
Mère Nature dans les Blue Mountains C’est lors de l’une de mes deux seules journées de pluies dans ce merveilleux paradis tropical que je rencontrai pour vrai, Mère Nature. En effet, ce jour là, il pleuvait par intermittence. C’était la meilleure journée pour visiter sans avoir l’impression d’être entourée de plus de touristes que d’arbres. Comme je n'avais pas croisé plus de 4 personnes dans la journée je me dirigeai vers the pool of Siloam pour voir si je pouvais y faire une petite saucette sans y être vue ! En arrivant à cet endroit mystique où grottes, chute, arbres et bruits forestiers se mariaient à merveille, je m’aperçus que la pluie de la matinée avait brouillé l’eau. Je décidai de ne pas prendre le risque d’y trouver un gros quelque chose qui aurait pu me chatouiller les orteils jusqu’au sang. Alors, je m’assis dans une des grottes au pied de la chute pour contempler en paix cette merveille de la nature. C’est alors qu’une pluie de grêle s’abattit sur la forêt, suivie d’une averse diluvienne. Tout était des plus spécial au milieu de cette forêt tropicale. Quand tout d’un coup Mère Nature se fit sentir ! Avec l’accumulation de l’averse, en un coup d’œil, la chute devant moi se transforma en un torrent faisant lever le vent, et du même coup, lever le niveau d’eau du bassin qui commençait à me tenir prisonnière de la grotte. Après m’avoir sortie de cette posture, je m’efforçai de graver ces merveilleux souvenirs trempés dans ma mémoire. Finalement L’Australie est
peut-être à l’autre bout du monde, mais c’est
un pays des plus accessible. Souvent unique à l’Australie,
la faune et la flore sont très attrayante à découvrir.
Que ce soit à la vue d’un kangourou ou d’un oiseau
cousin des nôtres, tout y est absolument fascinant. Il est facile
de se voyager entre deux points, les nombreuses auberges de jeunes
ainsi que le transport en commun sont des plus utiles pour le faire.
Les fabuleux paysages plus épatants les uns des autres, fait
facilement perdre la notion du temps. Il ne fut pas rare de me voir
passer plusieurs minutes à immortaliser sur pixel une beauté caractéristique
de l’Australie. D’autres photographies de mon voyage sont
disponibles sur mon site web au : www.PhotoPleinAir.com Sur ce, G’Day Mate ! Bibliographie Terra Nova, 2003, Le Moloch ou diable cornu<<Une allure redoutable trompeuse>>, [En ligne]. http://www.dinosoria.com/moloch.html (Page consultée le 31 août 2006) Wildlife Research, Management and Conservation, 2006. Frequency and causes of kangaroo-vehicul collisions on an Australian outback highway, [ En ligne]. http://www.publish.csiro.au/paper/WR04066.html (Page consultée le 31 août 2006). Wildlife Research 33 (1) 5-15. Government of South Australia, Department for environment and Heritage, 2006. Animals in Wild<<Camels>>. [En ligne]. http://www.environment.sa.gov.au/animalwelfare/wild.html#Camels (Page consultée le 31 août 2006) Carbonell, Rachel, 2005, Wild camel population becoming a problem. In The World Today, [En ligne] http://ww.abc.net.au/worldtoday/content/2005/s1344396.htm (Page consultée le 31 août 2006) Pavey, Dr Chris et Nano,
Catherine, 2006. 1301.0 - Year Book Australia <<Australia’s
deserts, desert wildlife of Australia>> et <<1.10 Average
Maximum Temperature(a) – January>>. In Australian Bureau
of Statistics, [En ligne] http://www.abs.gov.au/AUSSTATS (Page consultée
le 31 août 2006) NT Department of Natural Resources, Environment and Arts, 2006. Bushfires NT <<Aboriginal burning practices>>. In Northen Territory Government, [En ligne] http://www.nt.gov.au/nreta/naturalresources/bushfires/aboriginal.html (Page consultée le 7 septembre 2006) BBC News, 2006. Australia eyes pill for kangaroos. [En ligne] http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/5278010.stm (Page consultée le 31 août 2006) |
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||