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Terra Australis Incognita 2004


Karine Richer, 31 août 2006


Étant photographe spécialiste en plein air, je suis toujours à la recherche des plus beaux paysages pour alimenter ma banque d’images et ma curiosité. Mon voyage au bout du monde m’a permis de jouer avec la lumière et d’immortaliser quelques-uns des plus beaux paysages de l’Australie. J’ai vécu en solo un périple mémorable d’une durée d’un mois. Je voyageai la côte est avec ses plages, le nord avec ses paysages sauvages, le Centre avec ses régions désertiques. En enfourchant un vélo de temps à autre, je passai d’une place à l’autre en vitesse. Dix nuits en auberge de jeunesse, onze nuits de camping et enfin sept nuits à vouloir dormir sur les bancs de l’autobus qui me permettaient de descendre et monter à bord quand bon me semblait. Comme les distances sont très grandes en Australie, mes 28 jours m’ont amenée à parcourir plus de 12 500 kilomètres pour près de 190 heures d’autobus. Laissez-moi vous raconter la Terra Australis Incognita.

Rencontre avec « l'Amérique » de l’Australie
Durant mon voyage, quelques-unes de mes croyances sont tombées. Voilà, l’autre bout du monde peut être beaucoup plus près de chez vous que vous le croyez. En faisant mon voyage en Australie, un des endroits les plus loin du Canada et dont nous n’entendons que très peu parler, je m’attendais à me sentir loin, mais vraiment loin. En débarquant sur le continent australien, je me sentis chez moi. Bien prête à vivre l’Australie, je m’introduisis dans le premier minibus allant en ville. Voulant faire conversation en Anglais, je me butai à devoir communiquer en français, j’étais tombée sur des Européens.

La population de l’Australie est majoritairement condensée sur la côte où le climat est favorable à l’année. Sur la côte Est, le dépaysement y est presque nul. Les grandes villes avec leur architecture du 20ième siècle, la culture américanisée, les Mc Do, tout y est. Seule la chaleur et la flore tropicale m’ont fait réaliser que je n’étais plus au Canada.

Un léger dépaysement s’est fait sentir lors de ma première randonnée en ville. Je me suis dit pas de problème avec les voitures conducteur à droite et pas de soucis de rouler à gauche, je ne conduirai tout simplement pas. Mauvaise déduction, nous avons tous l’automatisme de l’Américain moderne gravé à même notre mode de vie.

Le trottoir est envahi de « piétons-conducteurs » qui eux, se promènent à gauche et vous laisse la place à droite pour être poli. Mais là où ça se complique, c’est lorsque vous cédez par automatisme la place inverse. Cela fut un véritable casse-tête pour moi. Ce fut la même chose lorsqu’il est venu le temps de traverser la rue. Le premier réflexe que j’avais, était de regarder à gauche avant de traverser pour voir s’il y avait une voiture de ce côté, cependant, dans la première voie les voitures proviennent de droite. À plusieurs reprises, je me suis fait vraiment peur.

À Sydney, des bonhommes sourires sont peinturés sur l’asphalte pour rappeler aux gens de regarder dans la bonne direction avant de traverser. En plus, il y a des petits « Mario Bross » à toutes les intersections. J’entends par Mario Bross le bruit que font les feux de circulation durant la période où les piétons peuvent traverser. C’est très bien pensé pour les malvoyants, mais très agressant après 3 à 5 coins de rue.

Sur la côte Est, des plages, il y en a partout. J’ai vu des plages surpeuplées, des plages où je me suis sentie seule comme sur une île déserte, des plages au sable blanc ainsi que des plages de coraux. Bref, il y en a pour tous les goûts, il suffit de s’aventurer un peu plus loin d’où tout le monde semble s’arrêter.

La nourriture en terre inconnue
Côté gastronomie, attention à ceux qui ont l’habitude de se jeter sur n’importe quel bout de chocolat. Ne faites pas comme moi, à mon tout premier déjeuner, je me servis une grosse tartine de ce qui m’apparaissait comme du bon Nutela noir. Ma première et dernière bouchée a fut dégoûtante et m’a servie officiellement de leçon. Ce que je venais de goûter était en fait du Vegemite ou gelée noire au goût de cire à chaussure. En réalité, il s’agit d’une gelée d’extrait de levure extrêmement riche en vitamine B. Tout bon Australien a son pot de Vegemite dans son armoire, tout comme nous qui avons tous un pot de beurre d’arachides. Seulement, je n’ai rencontré personne qui s’en régalait vraiment. On m’a confié que c’était cependant un des meilleurs moyens pour se remettre sur pied lors d’un lendemain de veille. Mis à part le Vegemite, qui est vendu en petite portion dans toutes les boutiques de souvenirs dignes de ce nom, il y a deux autres incontournables. Mes deux trouvailles préférées ont été le steak de kangourou et la bière XXXX. Ce drôle de nom sert aussi à quelques restos pub. La première fois que je vis ces X en devanture de l’un de ceux-ci, je crus n’en voir que trois, comme nous avons l’habitude d’en voir ici. Du même coup, je vis des enfants entrer dans ces lieux. Un certain questionnement suivit mon raisonnement et je conclus un peu plus tard qu’il était question de bière et non de sexe.

La Campagne
Trêve de ville, je me déportai en campagne. C’est lors de ma deuxième journée en Australie, tôt le matin, que j’ai aperçu un groupe de kangourous dans un champ. J’aurais juré qu’ils y étaient en élevage comme nos vaches. Les kangourous sont très nombreux en Australie, plus nombreux que les humains et selon BBC news leur nombre ne cesse d’augmenter. (BBC News, 2006) Certains chercheurs tentent même de mettre sur pied une vaste campagne de contrôle des naissances, à l’aide de pilules contraceptives.

Campée avec un cirque, je rencontrai de jeunes gens qui voulurent se moquer de moi en me demandant si j’avais aperçu l’animal emblème de leur pays. Ces citadins furent étonnés lorsque je leur répondis par l’affirmative.

Au Canada, avant de partir, plusieurs m’ont lancé leur petit mot de mégarde et d’encouragement, le « fais attention aux grosses bébites méchantes ! » revenait le plus souvent. Après avoir visité plusieurs coins de nature sauvage, je me rendis bien compte qu’il n’y avait, dans la faune, que moi de cinglée pour vouloir vivre sous ce soleil torride. Mes rencontres en plein jour avec les insectes, serpents et petites bêtes furent rares. En effet, la majorité des animaux sont nocturnes. Cette vie de noctambule aide les animaux à éviter les chaleurs suffocantes que je m’entêtais à supporter. Ces derniers préfèrent rester au frais et attendre une température leur offrant la chaleur optimum qu’ils ont besoin. Ils évitent donc ainsi des stress dus au débalancement de leur chaleur corporelle.

Le Centre ou The Outback
Une fois au centre, le paysage se transforme dramatiquement. Le Outback aux couleurs rouge, orange et jaune, nous fait voir une toute autre Australie. Les paysages y sont uniques et agréables à l’œil. Le continent australien contient la plus grande région désertique de l’hémisphère sud (Australian Statistics, 2006). Il est composé de près de « 70% de terre aride et une sécheresse record de 6 ans ½ y fut enregistrée dans le centre pour se finir en 1965 » (Parks Australia 2002). C’est dans ces régions, qu’on aperçoit un changement dans la culture et la population, qui est en majorité aborigène. Ce peuple y est encore très présent et y est pour quelque chose quant au dépaysement.

Le centre, c’est aussi des ranchs à perte de vue et des bovins par-ci, par-là, n’ayant pas grand chose à brouter. Quelque chose de non commun parsème ces grandes étendues. Il s’agit, d’après ce que le chauffeur d’autobus m’apprit, des termitières, cela ressemble à des monticules de terres. Ces monticules rouges, qui débordent sur près de 30 centimètres ou plus de haut, sont même observables dans les villages et autour des trottoirs. En direction de Kakadu National Park, il est possible d’en apercevoir qui atteignent plus de 3 mètres de haut. Ces sculptures sont faites d’un mélange de terre et de salive séché au soleil. Plusieurs années de travail et plusieurs générations de termites sont nécessaires pour ériger de tels gratte-ciels.

Ensuite, en me dirigeant dans les plaines arides du Outback, je pus y apercevoir quelques endroits qui avaient passé au feu. On m’informa que certains de ces feux ont été allumés volontairement par les Aborigènes qui ont, pour coutume, de brûler leur alentour. Cette technique leur aurait été transmise par leurs ancêtres, qui pour des raisons de culte, mais aussi des raisons de chasse, ont développé une expertise dans le domaine (NT Department, 2006). Plusieurs études sont actuellement menées sur les bienfaits et méfaits de tels feux de brousse. Plusieurs scientifiques craignent les impacts présent et future que de tels feux pourrait avoir sur la biodiversité (Clausen, 2002). Cependant, dans certains parcs les hommes blancs et les aborigènes mettent en commun leur savoirs pour mieux gérer la nature. C’est le cas du parc d’Uluru, où les Rangers ainsi que les Aborigènes de la région, les Anangu, partagent leurs connaissances concernant le feu et l’écologie de la savane. (Parks Australia 2002)

Les Mouches
En plein désert, un deuxième mythe tomba pour moi. Je me retrouvais constamment avec une dizaine de « mouches-à-marde » à la figure. La première image qui me vint en tête fut celle des petits enfants recouverts de mouches que Vision Mondiale aime tant nous faire voir. Non, je n’étais pas pauvre et encore moins sale. J’étais seulement sur le bord d’être déshydratée comme ces nombreuses nouvelles petites amies qui s’abreuvaient à même mes yeux et ma peau transpirante. Les animaux du désert ont développé plusieurs adaptations pour veiller au maintien de leur humidité corporelle, ces animaux peuvent vivre avec un minimum étonnant d’eau. En cette fin de saison sèche, mes yeux ressemblaient donc à un océan pour ces mouches assoiffées.

Rencontre avec les kangourous…peut-être de trop près
J’ai bien rencontré les kangourous… peut-être même de trop près. Trop près en effet, car tard dans la nuit, lorsque je m’étais finalement endormie dans l’un de mes 12 trajets en autobus, un bruit effroyable me fit sauter de mon sommeil. Après avoir réalisé que l’autobus roulait toujours je me demandais bien ce qu’il venait de se passer, nous avions frappé un premier kangourou. Une demi-heure plus tard un deuxième kangourou, ébloui lui aussi par les fars de l’autobus a fini sa course sur le pare-chocs de celui-ci. Pour les chauffeurs d’autobus, interdiction de ralentir, de dévier ou d’arrêter à la vue d’attroupements, la même procédure est prescrite après collisions. Prime à bord, la sécurité des voyageurs. Les chauffeurs de longues routes comptent par centaines le nombre de collisions vécues.

Les kangourous vivent en groupe et côtoient les routes le soir venu. Ces pauvres inconscients réalisent trop tard leur mégarde et la collision est presque inévitable. Selon une recherche menée par Wildlife Research, Management and Conservation (2006), ces animaux nocturnes seraient attirés aux abords des routes par le généreux couvert végétal qui s’y trouve.
À la nuit venue, il se crée une certaine condensation. En effet, l’asphalte accumule une certaine chaleur durant le jour et lorsque la température se rafraîchit, il y a condensation. C’est à ces endroits, plus que partout ailleurs dans le désert que l’herbe y est avantagée et y pousse sans trop de contraintes. C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner de voir sur ces longues et interminables routes qui traversent le désert, des carcasses de kangourous un peu partout. En portant bien attention, à certains endroits, j’en ai moi-même compté près d’une par 100 mètres. Ces routes sont de véritables « cimetières à kangourous ». La majorité des résidents des régions à risque munissent leur petite ou grosse voiture de roo-bars (pare-chocs à kangourou).

Kakadu National Park
Au nord de l’Australie se trouve un magnifique parc nature où l’influence touristique est peu décelable. Dans ce parc, de gros panneaux, arborant un crocodile, interdisent la baignade à plusieurs endroits. De gros crocodiles pouvant atteindre, en moyenne, 5 mètres de long peuplent la majorité des rivières et billabongs. On dit qu’à la vue d’un crocodile, on peut en compter quatre autres dissimulés sous l’eau. C’est d’ailleurs dans ce parc que plusieurs scènes de Crocodile Dundee furent tournées en 1986.

Quelques sites de peintures rupestres sont ouverts au public. Des dessins vieux de 20 000 ans ont été faits sur le roc, ils représentent la chasse, la magie et autres évènements de la vie. Ils sont très fascinants à observer. Plusieurs autres sites ne sont pas accessibles pour le commun des mortels. Ces sites sont souvent gardés secret pour le maintien du bon état de leurs peintures. D’autres sites archéologiques nécessitent la détention d’un permis pour les atteindre. Qui veut un permis ne l’obtient pas nécessairement. Ces sites sont localisés sur des terres ancestrales où vivent encore en paix plusieurs Aborigènes.

Camping et animaux
À Kakadu, une fois la nuit venue, plusieurs kangourous prirent d’assaut le terrain de camping. Loin d’être dérangeants, ils avaient comme seul intérêt de brouter un peu l’herbe autour de ma tente. Il m’a aussi été donné d’entendre des buffles et des chevaux sauvages qui, à tour de rôle, poussaient leur cri. Plusieurs bêtes furent importées par les premiers colons. C’est de ces descendants que ces animaux sauvages découlent. Le chameau est un autre gros animal qu’il est possible de croiser dans le désert et qui n’est pas endémique en Australie. Les premières importations commencèrent en 1840, et ce pour des besoins de long déplacement, dont entre autre, les expéditions dans le désert. Un peu plus tard, les chameaux servaient à accompagner les hommes dans leurs travaux. Cependant, dans les années 1920, avec l’arrivée des transports motorisés, beaucoup de chameaux furent libérés en nature (Environment Governement 2005). Depuis ce temps, n’ayant pas de véritables prédateurs naturels, les chameaux prolifèrent. Ils en seraient rendus au nombre d’un demi million (ABC 2005) et sont maintenant un problème pour la fragile flore du désert.

Ayers Rock ou Uluru
Une autre escapade me mena à Ayers Rock, classé aujourd’hui héritage mondial. Ayers Rock appelé Urulu par la population Aborigène est un des plus gros monolithe au monde. Il gît en pleine savane et cache bien ses secrets. Qui aurait dit, en le voyant, qu’à peine un tiers de son volume est visible en surface ? On peut déduire, en observant l’alignement de ses strates qui sont à la verticale, le mouvement qu’a dû subir cette formation rocheuse. Quant à l’habit, il ne fait pas le moine. En effet, la couleur rouge, en surface, qu’arborent Ayers Rock et les gros monuments rocheux des alentours, est due aux particules de fer oxydées qui se trouvent dans la pierre. En majeure partie, ils sont composés de grès, ils devraient tous être de couleur grise. Que de belles photos j’ai réussi à prendre de ces mastodontes rouges sur l’éternel ciel bleu que je n’avais pas vu d’une autre couleur depuis plusieurs jours.
Urulu est un lieu sacré pour les Aborigènes. Bien que le sentier escarpé menant à son sommet soit ouvert à l’année, et ce lorsque le temps le permet, il est à retenir que les aborigènes nous demandent de respecter leurs coutumes et de ne pas gravir le rocher. De plus, avant de s’y aventurer, il est bon de savoir que « plus de 30 personnes sont mortes après avoir tenté l’escalade de la pente raide d’Urulu » (Parks Australia 2002).

Rencontre inoubliable
Dans ce même parc, je fis une rencontre des plus étranges. Après que mon chauffeur s’arrêta illégalement sur la route d’Ayers Rock, il descendit en trompe pour y recueillir un petit lézard à l’allure bizarre. J’ai eu, pour un instant, dans les mains un Diable Cornu. Ce petit lézard des plus inoffensif, plein de piquants de la queue à la tête est un simple mangeur de fourmis. Il se serait fait écraser si nous ne l’avions pas déplacé. La boule de gras qui se trouve sur sont dos a le même rôle que la bosse du chameau et fait aussi office de deuxième tête pour impressionner ses prédateurs. Si quelqu’un le menace, il prend cette bosse entre ces pattes pour mettre en valeur ce qui ressemble à une tête plutôt inquiétante (Dinosauria …).

Coober Pedy, Capital Mondial de l’Opale
Un arrêt plus au sud me fit découvrir Coober Pedy, capitale mondiale de l’opale. Ce petit village très singulier est composé principalement de minier à la recherche d’opale et est aussi un endroit où la vie souterraine y est des plus pratique. Bien avant d’apercevoir le village, un paysage lunaire nous ouvre ses portes. Une étendue de trous, de montagnes de sable et de roches me fit sentir pour quelques instants Astronaute. Coober Pedy fut le site de tournage d’environ une douzaine de films, dont Mars : The Red Planet en 1999.

L’opale n’étant pas détectable dans le sol comme le sont plusieurs roches précieuses, le seul moyen que les foreurs ont à leur disposition pour choisir un site est la chance. De plus, lorsqu’il change de site, aucun besoin de remblayer, un autre travailleur y trouvera peut-être sa chance après avoir acquitté les frais de location. Les limites du territoire sont placardées de grands panneaux avertissant tous les passants de l’interdiction de marcher à reculons, il va s’en dire que plusieurs malheureux ont fini dans le fond d’un trou. L’accumulation annuelle de pluie à Coober Pedy y est d’à peine 120 mm. En été, le mercure atteint en moyenne 45 degrés Celsius (Australian Statistics, 2006). Avec ce climat très désertique, la majorité des maisons de Coober Pedy sont construites sur d’anciennes mines d’opale creusées par leurs habitants. Le besoin de fraîcheur des habitants est alors comblé à l’année. L’éloignement des grandes villes semble être une autre cause de ce retour aux moyens du bord. À une des Auberges de Jeunesse du village, j’ai pu profiter de tel dugout (sous-sol) où les dortoirs étaient installés. J’ai maintenant une idée de la vie qu’un lièvre peut vivre dans son terrier.

À proximité, j’ai pu observer la plus longue barrière au monde. D’une longueur de 5300 kilomètres, cette barrière sert à séparer les dingos (chiens sauvages) des moutons. Le bon état de cette barrière est maintenu par des gardiens qui se voient attribuer chacun plusieurs kilomètres.

Rencontre avec Mère Nature dans les Blue Mountains
Pour reprendre mon souffle avant le retour au Canada, j’ai séjourné pendant 4 jours dans un merveilleux petit coin des Blue Mountains, dans le village de Katoomba. J’y ai trouvé un camping localisé à 30 secondes des plus belles pistes de randonnée des Blue Mountains. J’avais simplement à traverser la rue pour pouvoir déguster mon petit déjeuner devant une vue imprenable sur la Jamison Valley et les Three Sisters.

C’est lors de l’une de mes deux seules journées de pluies dans ce merveilleux paradis tropical que je rencontrai pour vrai, Mère Nature. En effet, ce jour là, il pleuvait par intermittence. C’était la meilleure journée pour visiter sans avoir l’impression d’être entourée de plus de touristes que d’arbres. Comme je n'avais pas croisé plus de 4 personnes dans la journée je me dirigeai vers the pool of Siloam pour voir si je pouvais y faire une petite saucette sans y être vue ! En arrivant à cet endroit mystique où grottes, chute, arbres et bruits forestiers se mariaient à merveille, je m’aperçus que la pluie de la matinée avait brouillé l’eau. Je décidai de ne pas prendre le risque d’y trouver un gros quelque chose qui aurait pu me chatouiller les orteils jusqu’au sang. Alors, je m’assis dans une des grottes au pied de la chute pour contempler en paix cette merveille de la nature. C’est alors qu’une pluie de grêle s’abattit sur la forêt, suivie d’une averse diluvienne. Tout était des plus spécial au milieu de cette forêt tropicale. Quand tout d’un coup Mère Nature se fit sentir ! Avec l’accumulation de l’averse, en un coup d’œil, la chute devant moi se transforma en un torrent faisant lever le vent, et du même coup, lever le niveau d’eau du bassin qui commençait à me tenir prisonnière de la grotte. Après m’avoir sortie de cette posture, je m’efforçai de graver ces merveilleux souvenirs trempés dans ma mémoire.

Finalement

L’Australie est peut-être à l’autre bout du monde, mais c’est un pays des plus accessible. Souvent unique à l’Australie, la faune et la flore sont très attrayante à découvrir. Que ce soit à la vue d’un kangourou ou d’un oiseau cousin des nôtres, tout y est absolument fascinant. Il est facile de se voyager entre deux points, les nombreuses auberges de jeunes ainsi que le transport en commun sont des plus utiles pour le faire. Les fabuleux paysages plus épatants les uns des autres, fait facilement perdre la notion du temps. Il ne fut pas rare de me voir passer plusieurs minutes à immortaliser sur pixel une beauté caractéristique de l’Australie. D’autres photographies de mon voyage sont disponibles sur mon site web au : www.PhotoPleinAir.com
Au plaisir de vous raconter un autre de mes voyages bientôt.

Sur ce, G’Day Mate !

Bibliographie
Parks Australia and the Uluru-Kata Tjuta Aboriginal Land Trust, 2002. Uluru-Kata Tjuta National Park Notes <<Uluru Weather>>:Rainfall. Et <<Fire Management>>:Fires and burning been a part of Tjukurpa (traditional law) for thousands of years. Et<<We don’t climb>>:Safety.

Terra Nova, 2003, Le Moloch ou diable cornu<<Une allure redoutable trompeuse>>, [En ligne]. http://www.dinosoria.com/moloch.html (Page consultée le 31 août 2006)

Wildlife Research, Management and Conservation, 2006. Frequency and causes of kangaroo-vehicul collisions on an Australian outback highway, [ En ligne]. http://www.publish.csiro.au/paper/WR04066.html (Page consultée le 31 août 2006). Wildlife Research 33 (1) 5-15.

Government of South Australia, Department for environment and Heritage, 2006. Animals in Wild<<Camels>>. [En ligne]. http://www.environment.sa.gov.au/animalwelfare/wild.html#Camels (Page consultée le 31 août 2006)

Carbonell, Rachel, 2005, Wild camel population becoming a problem. In The World Today, [En ligne] http://ww.abc.net.au/worldtoday/content/2005/s1344396.htm (Page consultée le 31 août 2006)

Pavey, Dr Chris et Nano, Catherine, 2006. 1301.0 - Year Book Australia <<Australia’s deserts, desert wildlife of Australia>> et <<1.10 Average Maximum Temperature(a) – January>>. In Australian Bureau of Statistics, [En ligne] http://www.abs.gov.au/AUSSTATS (Page consultée le 31 août 2006)

Clausen, Lisa, 2002. In Time Reports, Our World Today, [En ligne]. http://www.time.com/time/classroom/glencoe/ourworld2002/unit_9_3.html (Page consultée le 7 septembre 2006)

NT Department of Natural Resources, Environment and Arts, 2006. Bushfires NT <<Aboriginal burning practices>>. In Northen Territory Government, [En ligne] http://www.nt.gov.au/nreta/naturalresources/bushfires/aboriginal.html (Page consultée le 7 septembre 2006)

BBC News, 2006. Australia eyes pill for kangaroos. [En ligne] http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/5278010.stm (Page consultée le 31 août 2006)